dimanche 21 février 2010
Du Palmarès du Festival de Berlin 2010, l’histoire ne retiendra sans doute qu’un seul nom : celui de Roman Polanski, personnellement “réhabilité" par la planète cinéma grâce au Prix de la mise en scène que lui a valu "The Ghost Writer", thriller politique dont il supervisa les finitions depuis sa prison helvétique. Pour le reste, le jury présidé par Werner Herzog n’a récompensé que de parfaits inconnus : le film turc “Miel" (Ours d’or), le drame roumain “If I want to whistle, I whistle“ (Ours d’argent), l’actrice japonaise Shinobu Terajima pour "Caterpillar", le tandem d’acteurs russes Grigori Dobrygin et Sergei Puskepalis pour "How I ended this Summer" (également couronné pour sa photographie), sans oublier le scénariste chinois de "Apart together". Au terme d’une édition fort peu médiatisée, ce palmarès totalement obscur est cependant à l’image d’une compétition très "Art & essai" dont le moins qu’on puisse dire est que ses candidats ont fort peu de chance d’accéder à la visibilité qui accompagne les sélections de Cannes ou de Venise.